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La Strada
2004 · KOSMOS
Ce qu'on y fait
Le genre des jeux de construction de routes peut être considéré comme la plus grande passion de Martin Wallace, concepteur de jeux anglais et professeur d'histoire. Et avec La Strada, il a imaginé un jeu de construction de routes particulièrement ingénieux. Tout, des règles au gameplay, est diaboliquement simple. Le jeu permet aux joueurs de marquer des succès tout au long de la partie, et tour à tour, on atteint un ou même plusieurs objectifs. Mais à la fin, quelqu'un d'autre gagne? Comment est-ce arrivé? Le jeu propose un plateau variable, construit à partir de tuiles hexagonales représentant des plaines faciles à traverser, des forêts ou des collines. Avant le début de la partie, dix-neuf différents établissements (allant des villes aux petits villages) avec des valeurs de points de victoire variables sont placés aléatoirement sur les cases présentant un symbole gris. Chaque joueur place ensuite son marqueur de départ sur une tuile de plaine choisie. L'objectif, bien sûr, est d'essayer de placer son marqueur de départ près de autant de villes à haute valeur que possible. Le but du jeu est de relier autant d'établissements que possible avec ses routes, afin d'obtenir autant de points de victoire que possible. Le piège est que les établissements rapportent de moins en moins de points de victoire à mesure que plus de joueurs s'y connectent. Les villes sont comme des tartes: plus il y a de gens qui en veulent une part, plus les parts doivent être petites. Construire des rues est très simple. Lors de son tour, un joueur reçoit six pièces d'or. Chaque segment de rue coûte deux pièces d'or à construire sur les plaines, trois sur les forêts, et quatre sur les collines. Les joueurs peuvent construire autant de segments qu'ils peuvent se le permettre lors de leur tour, à condition qu'ils aboutissent à un établissement et ne croisent pas d'autres rues en chemin. En d'autres termes: les joueurs ne peuvent pas terminer une rue au milieu de nulle part et continuer à construire au tour suivant. Les rues doivent atteindre leur destination à la fin de chaque tour. Une fois un établissement atteint, le joueur peut y placer un de ses marqueurs de commerce. Notez que les rues ne peuvent se croiser qu'aux emplacements des établissements. Si un joueur n'utilise pas toutes ses pièces d'or lors de son tour, il peut les économiser pour le tour suivant (où il recevra à nouveau six pièces d'or). Les joueurs ne sont toutefois pas autorisés à dépenser plus de dix pièces d'or lors de leur tour, donc on ne peut pas économiser indéfiniment. La partie se termine lorsqu'un joueur ne peut plus construire de routes ou n'a plus de marqueurs de commerce. Le décompte des points a ensuite lieu. Un exemple de score pour une ville: la ville vaut cinq points de victoire, mais seulement si elle a été connectée par un seul joueur. Une ville connectée par deux joueurs vaut quatre points pour chaque joueur, tandis qu'une ville connectée par trois joueurs ne vaut que trois points chacun. Les villes connectées par quatre joueurs ne valent que deux points. Ce système de points décroissants s'applique également aux plus petits établissements, valant entre quatre et deux points de victoire. Un système de tri bien pensé garantit que le décompte final ne se transforme pas en exercice de mathématiques. Naturellement, le joueur avec le plus de points de victoire est le gagnant. En cas d'égalité, le joueur lié avec le plus d'or restant est le gagnant. La Strada est un jeu très simple: construire des routes et relier des villes. Mais ce n'est pas si facile de prendre l'avantage en termes de score. C'est le rêve de chaque joueur de s'approprier une ville de cinq points bien garnie, mais un joueur qui dépense trop d'énergie à protéger un investissement trouvera que ses autres options de construction de routes deviennent plus restreintes. [Texte issu d'une prévisualisation de Spielbox]
Traduction française non officielle, produite automatiquement. En cas de doute, la fiche BoardGameGeek d'origine fait foi.
Comment ça tourne
Qui l'a fait
Auteur : Martin Wallace
Illustration : Tanja Donner
Édition : KOSMOS, Mayfair Games